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Soumaïla Cissé, le nouveau procureur du Mali?

Soumaïla Cissé, le nouveau procureur du Mali?
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Le Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé, avait, certes, rencontré la presse, il y a près de trois semaines, pour l’informer et à travers elle le Mali et le monde, qu’il avait déposé à l’Assemblée Nationale une correspondance demandant que des investigations soient diligentées pour faire toute la lumière sur de multiples délits qui ont fait saigner le pays et qui sont en passe de l’étrangler pour de bon. Mais, combien de nos compatriotes ont lu la fameuse missive datée du 26 août 2019?

Très peu sans doute, sinon le seul destinataire attitré, l’Honorable Issiaka Sidibé, Président du Parlement et beau-père du golden boy, Karim Kéïta, fils du Président IBK et non moins Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale. Une spirale de Présidents, comme un triangle enchanteresse pour conspirateurs fort intouchables, en tout cas, un triangle de vaudeville (le mari, la femme et l’amant) en train de devenir un autre triangle de Bermudes où le Mali inexorablement est en train de se perdre.

Il faut d’abord se convaincre que Soumaïla Cissé ne doit pas être vu sous les traits d’un Procureur malien, encore moins sous ceux d’un Procurateur romain ou d’un inquisiteur zélé. Il est un citoyen malien, Chef de file de l’opposition politique à qui incombe le devoir de s’ériger en sentinelle particulièrement  vigilante pour la défense des intérêts du Mali et des Maliens.

La question qui importe est de savoir s’il est qualifié pour cette mission et s’il a avec lui les hommes et  les femmes, tout aussi aptes. Assurément, l’élu de Niafounké a toute la légitimité politique pour agir puisque nul ne peut lui contester le privilège d’être le Chef de file de l’opposition politique. Il a, en plus, l’expérience dans l’action, tant au plan national qu’international, et la carrure intellectuelle pour savoir pointer les forces et les faiblesses de notre économie, particulièrement les finances dont il maîtrise les arcanes.

Donc, il est capable de mettre en exergue les manquements malignement opérés par des faussaires, dussent-ils être les plus intelligents sur la terre. Pourquoi ne pas alors signaler que la même Assemblée Nationale du Mali a eu à valider la saine gestion de l’économie malienne par Soumaïla Cissé  pour le temps qu’il fut Ministre de l’Économie et des Finances sous un certain Premier Ministre Ibrahim Boubacar Kéïta? Satisfecit, il faut le relever, n’a jamais été remis en cause jusqu’à aujourd’hui.

Or, c’est ce Soumaïla Cissé, dans le rôle de Chef de file de l’opposition politique, qui documente avec minutie les SCANDALES multiples qui rythment la gouvernance qui est celle d’IBK depuis 2013, en partant des bidonnages qui ont prévalu à son élection et à sa réélection. Le listing des vols, concussions, surfacturations, surdimensionnements, délits colorés, etc., donne le tournis.

Tant de crimes économiques et financiers attestent que le Chef de l’État Ibrahim Boubacar Kéïta est en total déphasage avec la morale publique et la morale tout court, et qu’il n’est que l’artisan conscient de la démolition des assises de la République.

De là à le soupçonner de parjure, voire de haute trahison, il n’y a qu’un pas à franchir. Les accusations ne manquent pas, en effet toutes argumentées par des professionnels aguerris. Les Rapports du Bureau du Vérificateur Général, rien qu’en ce qui concerne l’avion présidentiel dont nul Malien ne connaît encore le coût réel, sont d’une limpidité exemplaire.

Pour ce qui est de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire 2015-2019 et dont le gâchis financier a occasionné pour le Peuple et pour l’Armée nationale de graves et dramatiques conséquences, les délits ont pour noms : aggravation de l’insécurité, tueries massives, des centaines de victimes civiles et militaires, etc. C’est comme si l’on a soustrait de l’argent public au Peuple pour servir à l’enrichissement illicite effréné de quelques-uns et pour que le pays soit bien à la merci de ses ennemis.

Conséquences, « De 2013 à 2019, l’insécurité grandissante a occasionné la mort de plus 4000 civils et militaires, plus de 500 pour le seul semestre 2019. Pendant ce temps, les violences liées aux conflits n’ont jamais baissé d’intensité ; au contraire, elles ont atteint  un niveau de gravité  inégalée ». Ce n’est pas tout.

«Le nombre de personnes déplacées fuyant les violences est estimé à 120.000, tandis que plus de 179.000 enfants sont privés d’éducation, un droit fondamental, et 926 écoles sont restées fermées». Un tableau si sombre qui contraste avec l’énervant slogan présidentiel «Le Mali avance». Cynisme ne peut être plus révoltant.

On voit bien que, sans la corruption rampante, sans les détournements d’une hauteur jamais enregistrée au Mali, le pays aurait pu être le nouvel Eldorado où travail, richesses, mieux vivre, mieux-être et bonheur auraient été le climat.

Il n’y a qu’à mettre bout à bout les énormes sommes d’argent dont nous avons été spoliés pour admettre que l’on aurait pu non seulement  augmenter le salaire des fonctionnaires à 100%, mais aussi construire les infrastructures routières les plus solides du monde, édifier les hôpitaux les plus modernes, bâtir l’école de l’avenir, du premier cycle à l’Université.

L’opposition politique, que l’on croyait plumée, après l’Accord politique du mois de mai 2019, n’est pas clouée au sol. Elle a du répondant, non pas pour motivations épidermiques politiciennes, mais pour de réels soucis patriotiques. Il importe que sa lettre du 26 août 2019 adressée au Président de l’Assemblée Nationale soit copiée et distribuée à tous les Maliens.

Bogodana Isidore Théra/Le Combat

NB: le titre est de la rédaction

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