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Santé: La césarienne tue 300.000 femmes par an

Santé: La césarienne tue 300.000 femmes par an
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La césarienne est une intervention chirurgicale qui a lieu durant un accouchement à risque pour l’enfant ou la mère. Cette technique vise à extraire le bébé après incision de l’utérus, quand celui-ci ne peut passer par la voie basse. Sa pratique est de plus en plus fréquente, depuis quelques années.

 

-Un texte de Elysée YAO/linfodrome-

 

La césarienne peut être réalisée de façon urgente ou de manière programmée. Le hic, c’est que cette intervention chirurgicale est, de plus en plus, considérée comme l’une des premières causes de mortalité chez la femme. Selon une recherche dirigée par l’Université Queen Mary de Londres, et considérée comme la plus complète jamais réalisée, la césarienne tue 300.000 femmes par an. Cette enquête dont la publication a été faite, le jeudi 28 mars 2019, dans le magazine scientifique The Lancet, révèle également que presque tous ces cas se retrouvent dans des pays en développement. Ce constat a été fait après que les chercheurs ont analysé les données de douze (12) millions de grossesses. Dans leur recherche, ils ont constaté que le risque de décès par césarienne, dans les pays en voie de développement, était beaucoup plus élevé que prévu. L’étude note que ‘’ la procédure courante est fréquemment utilisée pour sauver la vie des mères et celle de leurs bébés. Mais dans de nombreuses régions, en particulier en Afrique subsaharienne, cela s’avère fatal’. De fait, cette intervention chirurgicale, pratiquée autrefois dans les cas d’urgence, est devenue, aujourd’hui, un effet de mode. Si certaines femmes préfèrent la césarienne à l’accouchement par voie basse, pour se mettre à l’abri des douleurs, certains médecins l’imposent malgré les bonnes dispositions de la parturiente.

-lire aussi- Mutilations génitales féminines au Mali: Mariée à 12 ans, Salimata perd son dernier combat contre la fistule obstétricale

La césarienne, comme l’a expliqué un chef de service dans l’un des centres hospitaliers universitaires (Chu) d’Abidjan, qui était sûrement excédé par l’attitude de certains de ses confrères, est devenue un fonds de commerce pour des structures sanitaires. Dans les hôpitaux publics comme dans les cliniques, la césarienne coûte les yeux de la tête. Les coûts les plus bas oscillent entre 300.000 et 500.000 F Cfa, après d’intenses négociations. Dans de nombreuses cliniques de la place, les prix les plus élevés pratiqués tournent autour de 500.000 et 1 million de F Cfa. De quoi donner le tournis aux parents de la parturiente, qui, souvent, n’ont pas été préparés à cette éventualité. De plus, l’opération chirurgicale peut causer la mort de la mère, à cause de certains paramètres non maîtrisés. Bien avant l’étude menée par l’Université Queen Mary de Londres, une autre avait été réalisée par des praticiens français. Ceux-ci, dans leur enquête, avaient révélé que le risque de mortalité par césarienne est multiplié par ‘’un facteur entre 2 et 10’’. Ils ont également fait savoir que parmi les décès dus à l’accouchement, 20 à 45 % sont favorisés par la césarienne. A cette situation dramatique, les médecins français ont fait cas des risques d’infection. Selon eux, dans le cas d’une césarienne, le taux d’infections nosocomiales est augmenté de 5 à 10 %. « Il se peut également que la cicatrice de la césarienne s’infecte. Il faut également noter une augmentation du risque d’hémorragie tardive et d’infection urinaire », ont-ils noté dans leur rapport. Les mères ne sont pas les seules à être exposées. Les bébés aussi. Cette intervention chirurgicale, ont-ils soutenu, engendre des risques chez le bébé, tels que la détresse respiratoire et la mort. Toutefois, il est bien de noter que la césarienne à ses avantages. Comme le disent des spécialistes, un accouchement par césarienne est la méthode la plus sûre pour sauver le bébé et même la mère, lorsqu’un accouchement par voie basse s’avère trop risqué, voire impossible. Logiquement, cette opération chirurgicale se pratique lorsque la santé de la mère ou du bébé est en danger.

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