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Résistance des cultures à la sécheresse: «Jakumbè», une variété de sorgho conseillée par Dr Boubacar Aly de l’IER

Résistance des cultures à la sécheresse: «Jakumbè», une variété de sorgho conseillée par Dr Boubacar Aly de l’IER
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Dr Boubacar Aly est sélecteur et chargé de Recherche depuis septembre 2017 à l’Institut d’Economie Rurale (IER). En février 2018, il est nommé Délégué du programme Sorgho à la Station de Recherche Agronomique de Cinzana dans la région de Ségou. D’une manière générale, il mène des activités de sélection et d’amélioration variétales pour le rendement, la résistance/tolérance aux  maladies, insectes, à la sécheresse et au striga avec la collaboration du Programme sorgho de l’ICRISAT et d’autres partenaires.

 

Pourquoi avez-vous choisi le métier de sélectionneur végétal?

Des scientifiques maliens m’ont émerveillé, il s’agit de: i) Dr Oumar Niangado Généticien-Sélectionneur, IER; ii) Pr Alhousseïni Bretaudeau, Généticien-Sélectionneur IPR/IFRA de Katibougou; iii) Dr Aboubacar Boncano Touré, Sélectionneur, IER et iv) Dr Ousmane Niangaly, Généticien, IPR/IFRA. Ces scientifiques m’ont encadré et m’ont guidé pour ce métier que j’ai eu le temps de connaître et d’aimer de 1982 à nos jours.

 

Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis que vous exercez ce métier?

Je suis satisfait de voir les paysans utiliser des variétés issues des sélections et améliorations faites par le programme sorgho. Je ne citerai pas toutes les variétés adoptées et utilisées par les paysans et autres utilisateurs mais au moins deux.

Il s’agit surtout de Séguifa qui est une variété à double usage (humain et bétail) et de Jakumbè, une variété précoce que l’on retrouve un peu partout au Mali. Je suis aussi satisfait de voir que la sélection participative fait son chemin car elle permettra aux paysans d’adopter beaucoup plus de nouvelles variétés issues de la recherche.

 

Dans la plupart des cas, ce sont les variétés les plus appréciées qui sont les plus sensibles aux attaques. Y-a-t-il une explication scientifique à cela?

L’explication selon moi réside dans le fait des cycles et des qualités organoleptiques. En effet si une variété est appréciée par les utilisateurs pour sa précocité, si elle mûrie avant les autres, elle devient alors la source d’alimentation disponible pour les prédateurs (insectes, oiseaux, petits mammifères…). La taille, la couleur, la grosseur et le goût de la graine, de la tige ou de toute autre partie de la plante qui sont des préférences pour les utilisateurs sont aussi des traits d’attirance pour certains prédateurs.

 

Quelles sont les maladies auxquelles sont exposés les sorghos aux Mali?

Selon les phytopathologistes de l’IER nous avons surtout:

  • Le charbon allongé (Tolyposporium ehrenbergii) et la pourriture charbonneuse, retrouvés dans les régions moins sèches du Mali.
  • Les moisissures du grain et les maladies foliaires qui prédominent dans les régions centrales et sud du pays.
  • L’anthracnose (Colletotrichum graminicola)

 

Existent-ils des variétés de sorghos qui résistent le mieux en ce moment aux changements climatiques?

Il existe plusieurs variétés améliorée qui esquivent, évitent ou tolèrent la sécheresse qui est une des conséquences aux changements climatiques. La variété la plus emblématique est la CSM63E (100 jours du semis à la maturité) et qui a été baptisée « Jakumbè »….lire la suite sur JSTM.ORG

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