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Présidentielle à Madagascar, le duel des frères ennemis

Présidentielle à Madagascar, le duel des frères ennemis
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Les électeurs malgaches se rendent mercredi 19 décembre aux urnes pour le second tour de l’élection présidentielle. Andry Rajoelina ou Marc Ravalomanana ? Ce mercredi 19 décembre, jour de second tour d’une élection présidentielle indécise à Madagascar, les électeurs sont appelés à choisir entre deux frères ennemis de la Grande Île. Deux hommes qui, l’un et l’autre, ont déjà été à la tête du pays, après avoir été autrefois publicitaire pour le premier, livreur de lait pour le second.

Marathon de meetings

Au premier tour, le 7 novembre dernier, Andry Rajoelina a recueilli 39,23 % des suffrages. Devançant Marc Ravalomanana et ses 35,35 % des électeurs portés sur son nom. Depuis, les deux candidats se sont livrés à un marathon de meetings. Jusqu’à douze par jour au plus fort d’une campagne durant laquelle Marc Ravalomanana a fait montre – volontairement, selon lui – de moins de moyens que son concurrent. « C’est une stratégie, affirme son coordinateur de campagne, Serge Zafimahova. Car les Églises souhaitent qu’on respecte les populations en ne faisant pas de débauche d’argent. » Dans le pays, les trois quarts des gens vivent avec moins de 1,9 dollar par jour et la malnutrition chronique touche la moitié des enfants de moins de cinq ans.

L’argument religieux dans le vote est de poids car, sur près de 25 millions d’habitants, il y avait en 2010, selon le PEW Research Center, 45 % de protestants, 38 % de catholiques et 3 % de musulmans. Tous les dimanches, la vie s’arrête dans les villes malgaches et des chants s’échappent de toutes les églises dès le lever du soleil.

Les deux rivaux prennent soin de dégager une image religieusement conforme, au point d’avoir entamé, l’un comme l’autre, leur campagne de second tour par une messe. « Marc » a tenu une cérémonie protestante sur le parking de son QG, avant que des idoles de la chanson ne viennent interpréter les tubes de sa campagne. « Andry », lui, est resté plus sobre, avec une messe sur l’« îlot de la Vierge », point considéré comme le centre de Madagascar. Juste après, il a écrit sur Twitter : « Le prêtre a dit que j’étais condamné à gagner pour sauver Madagascar ». Dans le même registre, un conseiller de Marc Ravalomanana confiera que cette élection est « la lutte du Bien contre le Mal. Un combat presque biblique… ».

La « lutte biblique » garde pourtant des accents politiques classiques. Après le premier tour où il était arrivé en tête, Andry Rajoelina avait convoqué une conférence de presse dans son QG ultra-moderne pour mettre en cause publiquement le système informatique électoral, « truqué » selon lui. Et ces derniers jours, les accusations de fraude ont refait leur apparition, portées cette fois par le camp Ravalomanana.

Une opposition régionale

Les électeurs malgaches sont aussi divisés géographiquement et ethniquement, entre les hauts plateaux du centre, où vivent les Merinas, plutôt favorables à Marc Ravalomanana, et toutes les régions côtières, où demeurent les 17 autres ethnies, penchant plutôt en faveur d’Andry Rajoelina. « Le vote des côtiers est plus perméable, décrypte un observateur étranger. C’est dû à la diversité des ethnies et des croyances. Il est alors plus facile de segmenter l’électorat, de manœuvrer pour convaincre. »

Marc Ravalomanana disposerait ainsi d’un noyau d’électeurs plus solide à l’intérieur des terres, insuffisant toutefois pour gagner. Pour convaincre les habitants côtiers, qu’ils soient votants ou abstentionnistes, il a misé sur Serge Zafimahova, son coordinateur de campagne, un « non Merina », mais aussi sur un programme axé en grande partie sur la décentralisation. Il pâtit toutefois de son image.

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