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Guinée-Bissau : l’opposition perd une manche devant la Cour suprême

Guinée-Bissau : l’opposition perd une manche devant la Cour suprême
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La Cour suprême de Guinée-Bissau a rejeté mercredi les recours de deux partis de l’opposition parlementaire contre la composition du bureau de l’Assemblée nationale, condition préalable à la composition du gouvernement sur laquelle les députés ne parviennent pas à s’entendre depuis un mois.

Malgré le bon déroulement des élections législatives du 10 mars, remportées par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) dirigé par Domingos Simoes Pereira, ce petit pays lusophone d’Afrique de l’Ouest peine à sortir de la crise politique qu’il traverse depuis août 2015.

Le PAIGC et ses alliés contrôlent 54 des 102 sièges du Parlement, tandis que le Madem, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, qu’ils ont amputé de sa majorité absolue dans l’Assemblée sortante, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les députés restants, respectivement 27 et 21.

– lire aussi – Financement des partis politiques : l’argent des présidents

Depuis la reprise des travaux parlementaires le 18 avril, les débats achoppent sur l’attribution du poste de deuxième vice-président de l’Assemblée, revendiqué par le Madem pour un de ses dirigeants, Braima Camara.

Bien que ce poste soit resté vacant, le nouveau bureau de l’Assemblée dominé par le PAIGC a envoyé au président Vaz le nom de M. Pereira comme Premier ministre.

Mais le Madem a saisi la Cour suprême et une source à la présidence a indiqué que le chef de l’Etat, lui-même en fin de mandat, souhaitait attendre la résolution de cette crise pour nommer un Premier ministre.

La Cour suprême a rejeté mercredi le recours du Madem, estimant que la plainte avait été déposée hors-délai et devant la mauvaise juridiction, selon son arrêt consulté par l’AFP. Mercredi soir, les principaux acteurs n’avaient pas réagi à cette décision.

Des partisans de la majorité parlementaire, dont le chef du PAIGC Domingos Simoes Pereira, avaient manifesté mardi à Bissau pour exiger que le président nomme rapidement un nouveau gouvernement, à six mois de la date proposée pour la présidentielle.

Si le parti majoritaire s’oppose à la nomination comme deuxième vice-président de l’Assemblée de Braima Camara, c’est parce qu’il craint que le président et le premier vice-président quittent leurs fonctions pour se porter candidats à la présidentielle, laissant l’influente position de président de l’Assemblée au chef du Madem, responsable de la fronde qui a affaibli le PAIGC, selon un dirigeant du parti.

La crise entre les deux hommes fort à Bissau, pourtant issus du même parti, a éclaté lorsque M. Vaz a limogé M. Pereira, qui était alors son Premier ministre.

Elle inquiète d’autant plus la communauté internationale que les élections de 2014 avaient marqué un retour progressif à l’ordre dans ce pays secoué par des tentatives de putsch à répétition.

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