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Faune sauvage: Au Mali, 08 espèces d’oiseaux sont menacées de disparition

Faune sauvage: Au Mali, 08 espèces d’oiseaux sont menacées de disparition
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Au Mali, 08 espèces d’oiseaux sont menacées de disparition. Parmi elles, deux espèces sont classées sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme étant des espèces en voie de disparition.

Un article du Journal Scientifique et Technique du Mali

Au moins 640 espèces d’oiseaux sont connues au Mali. Parmi ces espèces, 15 sont considérées comme rares. Ces espèces sont répertoriées par l’UICN dans la réserve de biosphère de la bouche du Baoulé. Selon l’Union Interminable pour la Conservation de la Nature, les espèces d’oiseaux menacées sont: la grande outarde, la pintade commune, le francolin commun (Wolo), le canard sauvage, la grue couronnée (N’Kauman), le marabout (Djumè). Les deux espèces en voie de disparition sont: l’autriche et le pélican.

A l’origine de la menace et de la disparition des oiseaux, l’UICN évoque la destruction de l’habitat et le déficit pluviométrique. Aussi, la vulnérabilité des Aires Protégées du Mali constitue une cause profonde de la perte de la diversité biologique. Pourtant, indique Adama Togo, Chef programme à l’UICN-Mali, ces espèces présentent des intérêts particuliers à cause de leur valeur protéinique, scientifique, esthétique ou touristique.

A la Direction nationale des Eaux et Forêts, on estime que les activités de braconnage sont difficiles à surveiller dans toutes les aires protégées à cause d’un manque du personnel et des moyens d’intervention. Depuis le coup d’état de 1991, explique un agent de la Direction nationale des Eaux et Forêts, le service de protection des forêts a été dégradé. Les populations en ont profité pour faire des incursions dans les aires protégées.

Une note technique de l’UICN sur la Situation de la biodiversité dans les aires protégées et les causes de la perte révèle que l’application de la loi est plutôt faible dans l’ensemble du pays. Des problèmes pratiques se posent: par exemple, les animaux saisis dans les parcs doivent être mis en fourrière. Cela s’avère difficile par manque de moyens. De plus, les pots de vin et la corruption existent et sont fréquemment dénoncés par les gestionnaires d’aires protégées. Des acteurs influents interviennent et des pressions extérieures se font sentir lors des arrestations.

Le document ajoute que les pressions et menaces qui pèsent sur la diversité biologique des Aires Protégées au Mali se résument au Braconnage, aux Changements climatiques, à l’augmentation de la pression humaine, à la dégradation des ressources naturelles, à l’exploration minière et au commerce des espèces de faune sauvage. Cependant, salue  la note technique, de plus en plus de programmes de conservation des espèces voient le jour et certaines mesures sont mises en place dans le cadre de laConvention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et dans le cadre de la Convention de Ramsar sur les zones humides.

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Source : jstm.org

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