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Côte d’Ivoire: Soro Guillaume, l’ancien chef de la rébellion armée évite un bras de fer avec Ouattara

Côte d’Ivoire: Soro Guillaume, l’ancien chef de la rébellion armée évite un bras de fer avec Ouattara
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Enfin, pourrait-on s’exclamer ! Le désormais ex-allié de Dramane Ouattara, le chef de la rébellion armée en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro  a démissionné ce vendredi 8 février 2019 de la présidence de l’Assemblée nationale.

En annonçant sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale ce vendredi, Guillaume Soro a évité de justesse un bras de fer avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Depuis plusieurs mois, la tension entre les deux hommes, était perceptible. Et le refus de l’ex-PAN d’associer son image au parti unifié RHDP a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comme il le dit lui-même, Guillaume Soro n’avait aucune autre alternative que celle de rendre le tablier face à un régime Ouattara de plus en plus autoritariste.

Pour une session parlementaire extraordinaire, il n’est pas exagéré de dire que ce sont des moyens, eux aussi, extraordinaires que le pouvoir a déployé. Depuis l’entrée du Plateau, à, partir de la Cathédrale St Paul jusqu’au stade Félix Houphouët-Boigny ; toutes les entrées et sorties de l’hémicycle, ont été brancardées par un important détachement de police et de gendarmerie. Face à une telle situation, Soro pouvait-il dire non à Ouattara ? Autrement dit, Soro pouvait-il refuser de démissionner et s’en tirer aussi facilement ? Rien n’est moins sûr !

« Refuser de démissionner conduirait immanquablement à  la crise institutionnelle déstabilisante avec le cortège de dommages pour la Nation », a fait savoir le désormais ancien président de l’Assemblée nationale. « On ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile acquise après tant de souffrances de nos concitoyens. Quand on a été comme moi, ministre d’État, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, c’est une issue inenvisageable (…) Ce n’est pas ce que je souhaite pour la Côte d’Ivoire, moi qui, depuis un moment, me suis fait le disciple du pardon, de la réconciliation et de la paix », va-t-il laissé entendre.

Après huit années passées à la tête de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro laisse des amis députés et un personnel qui avait beaucoup d’estime pour lui à l’Assemblée nationale. Lors de son discours de démission, et plus tard lorsqu’il monte à bord de son véhicule personnel et dit au revoir au public, des larmes se font voir sur le visage de certaines personnes. « Ils ont pris leur tabouret, désormais, nous (le camp Soro), on part à la conquête du fauteuil », lance un partisan du PAN visiblement très remonté contre le régime Ouattara.

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