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Côte d’Ivoire: Guillaume Soro, la plus grande trahison

Côte d’Ivoire: Guillaume Soro, la plus grande trahison
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Guillaume Soro n’use plus de la langue de bois ou ménager le Président Alassane Ouattara. Attaquer de front son ex-allié fait désormais partie de la stratégie de communication de Guillaume Soro qui ne cesse de multiplier des diatribes contre le pouvoir en place. L’ancien chef rebelle serait-il en position de parler de trahison et d’autocratie dont il accuse Alassane Ouattara ? Nelson Zimin promène sa plume sur les ruines d’une amitié entre l’hôpital et la charité.

Guillaume Soro ne décolère pas contre le pouvoir en place depuis sa démission forcée de la présidence du parlement

Mon cher Kabako, puisque c’est Guillaume Soro qui fait tout pour être à la une de l’actualité, c’est du coup encore de lui que je vais te parler ce matin.

Je viens de faire le tour de l’actualité de la semaine dernière dans ton pays et tu sais quoi, des comiques il y’en a pas mal chez vous. Si ce n’est pas le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement, qui demande aux enseignants de penser à l’avenir des enfants pour suspendre leur grève au lieu de résoudre la crise de l’école, c’est votre ministre de l’éducation nationale Kandia Camara qui annonçait une reprise des cours alors que les négociations piétinent. J’en ai ri tant la misère politique de ce paysage m’afflige. Mais le plus drôle est Guillaume Soro. Ses déclarations de « victime expiatoire » m’ont cloué le cœur de compassion.

Tu sais, chez vous les gens changent de valeurs et de sensibilité au gré de leurs intérêts politiques. Ecoutes Guillaume Soro dire que « depuis 2012, des proches me disaient que je serais trahi, je n’y croyais pas, ils ont eu raison ». Avé Soro ai-je envie de crier, tu n’imagines pas à quel point.

Que peut encore revendiquer quelqu’un qui est passé expert foireux dans l’art de la démocratie des armes et de la trahison ? Guillaume Soro est-il en droit de parler de trahison, lui qui a trahi la république et porté la guerre au cœur de la république ?

Tout aurait commencé par une affaire de boubous. Je ne sais pas s’ils étaient en basin, brodés ou pas. Mais une histoire de boubous, de xénophobie et de carte d’identité avait-elle justifié de la rébellion qu’il avait gaillardement assumé hier pour la regretter aujourd’hui pour une histoire de démission forcée. La loyauté de notre très cher paon de Kofiplé ne tient qu’à son orgueil caressé ou mal contenu. Les convictions de Guillaume Soro sont-elles aussi légères pour vaciller aujourd’hui ? On peut parler ou dénoncer une trahison lorsqu’on est intègre soi-même. Mais le faire alors que nos intérêts personnels sont en jeu, cela s’appelle de la comédie humaine.

Alors qu’il a fait pire, Guillaume Soro victimise et dénonce un emprisonnement pour un tweet.

« Il n’y a aucun pays en Afrique où l’on emprisonne un député pour un Tweet », déclare-t-il avec solennité. Mais j’ai envie de croire à un euphémisme tellement sa mémoire flanche. Si tu le vois au quartier mon cher Kabako, dis-lui que ton oncle Kodjougou qui a aussi suivi cette affaire, te charge de lui demander ceci : « y’a-t-il un pays en Afrique où on met des gens dans des conteneurs pour revendiquer des droits ? »

Les gendarmes et leurs familles exécutés froidement à Bouaké empêchaient-ils le port de boubous de quelle manière ? « Je suis au chômage » s’amuse-t-il a narguer les ivoiriens avant de mettre en scène une ridicule collecte de sacs de riz. Sans compter ses indemnités d’ancien chef de gouvernement, de ministre, de président de l’Assemblée nationale, tiens-toi bien, Guillaume Soro touche tous les mois un salaire de député qui s’élève à 2 600 000 FCFA. S’est-il déjà posé la question de savoir par quel mérite la Côte d’Ivoire lui doit autant ?

Mon cher Kabako, quand je lis Guillaume Soro traiter Ouattara d’autocrate, je me demande bien pourquoi lui le démocrate a fermé la bouche à ses compagnons de lutte rebelle à coup de Kalashnikov ? Bamba Kassoum, un chef militaire de l’ex-rébellion ivoirienne, connu sous le pseudonyme de « Kass », a été tué le 23 juin 2004 dans des affrontements entre factions rivales à Bouaké, le fief des Forces nouvelles du secrétaire général Guillaume Soro. Adama Coulibaly alias Adams, Mobio et ”Petit Major”, Ibrahim Coulibaly alias IB. Tous tués à la faveur d’une crise profonde qui aura opposé deux clans dans l’ex-rébellion.

Si ce n’est pas de la trahison, dis-moi comment cela s’appelle. Désiré Tagro du fond de sa tombe doit être en train d’acclamer Guillaume Soro pour sa confiance. Ouattara emprisonne pour des opinions et un Tweet, mais lui tue pour des contradictions d’intérêts ou d’opinions. On pourrait en parler aussi longtemps, tant les traces de sa bêtise foisonnent.

Frère Kabako, juste une piqure de rappel à ton cher chômeur de luxe payé à ne rien glandouiller, si ce n’est de monter les Ivoiriens les uns contre les autres. Un sage disait « un homme, quand il marche, il laisse des traces ». Je ne veux pas en laisser plus que cela, alors à bientôt.

Source : afrique-sur7.fr

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