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Cameroun : Paul Biya a-t-il ordonné la torture de six femmes, membres de l’opposition ?

Cameroun : Paul Biya a-t-il ordonné la torture de six femmes, membres de l’opposition ?
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Dimanche 28 juillet 2019, cela fera six mois que Maurice Kamto opposant de Paul Biya lors des dernières élections présidentielles, et plusieurs de ses partisans sont emprisonnés. Au total 59 membres de l’opposition dont six femmes ont été forcées de marcher « comme des canards dans la boue » a déclaré Amnesty International dans un rapport parvenu à Carredirect info, la voix des opposants ce vendredi 26 juillet.

Elles sont choquées et traumatisées par les mauvais traitements qu’elles ont subis durant leur interrogatoire au secrétariat d’État à la Défense (SED). Rappelant que cette structure est sous les ordres du Président Paul Biya, ce dictateur au pouvoir depuis maintenant 37 ans.

Près de 59 membres de l’opposition ont été torturés par les forces de sécurité. Avant d’être relâchées, ces personnes ont été frappées à coups de bâton et contraintes de se mettre dans des postures humiliantes.

Dans son rapport, Amnesty International demande la libération immédiate du chef de l’opposition, Maurice Kamto, et de plus d’une centaine d’autres sympathisants détenus arbitrairement depuis six mois uniquement pour avoir participé pacifiquement à des manifestations.

Une femme libérée le 3 juin a ainsi raconté à l’organisation :

« Quand nous sommes arrivés, les gendarmes nous ont demandé de faire des exercices physiques, genoux et hanches fléchis, les bras écartés pour l’équilibre […] Ils sont passés à côté de nous et m’ont donné des coups de pied dans la tête et les fesses […] Ensuite, ils nous ont ordonné de nous rouler par terre tandis qu’ils continuaient à nous donner des coups de pied avec leurs chaussures […] Ils nous ont fait monter et descendre les escaliers en canard. Puis j’ai dû faire des pompes avec les hommes jusqu’à ce que n’en puisse plus. Alors, j’ai été de nouveau frappée avec une ceinture. »

Une autre des personnes libérées a raconté avoir reçu des coups de bâton, de câble et de matraque.

Si certains de ses partisans ont été libérés, Maurice Kamto, arrêté le 28 janvier 2019, se trouve toujours derrière les barreaux six mois plus tard.

« Maurice Kamto et ses sympathisants n’auraient même jamais dû être arrêtés. Les autorités doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux. »  a déclaré Marie-Évelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

Carredirect info, la voix des opposants

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