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Cameroun : Maurice Kamto sera-t-il condamné à la peine de mort ?

Cameroun : Maurice Kamto sera-t-il condamné à la peine de mort ?
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Maurice Kamto, principal opposant du pays sera ce vendredi 6 septembre devant la justice militaire. Arrêté en janvier 2019 avec plus de 200 de ses partisans, l’ancien ministre délégué à la justice est accusé de huit chefs d’inculpation, dont « rébellion et incitation à l’insurrection ». Il risque la peine de mort.

Comme Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire au temps de Félix Houphouët Boigny, Maurice Kamto est l’homme qui incarne l’opposition au président Paul Biya, au pouvoir depuis 37 ans. Ancien ministre de justice de Paul Biya, le malheur de l’opposant a été peut-être, le fait qu’il a claqué la porte au régime. Il n’a en apparence rien d’un opposant radical ni d’un boutefeu susceptible d’enflammer les foules. Son crime le plus grave semble être d’avoir qualifié avec son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), la réélection de l’inamovible M. Biya de « hold-up électoral » et de l’avoir contestée dans les rues.

En octobre dernier, lors de la dernière élection présidentielle, Maurice Kamto s’est autoproclamé vainqueur, mais le pouvoir n’a évidemment pas vu les choses de la même manière puisqu’il a attribué seulement 14% des voix à Kamto, et 71% à Paul Biya qui a été réélu. Depuis, l’opposition conteste ce résultat, y compris dans la rue.

De quoi devront réellement répondre Maurice Kamto et la centaine de coaccusés qui doivent être jugés à partir du vendredi 6 septembre devant un tribunal militaire de Yaoundé ? De l’organisation de marches interdites au Cameroun et du saccage des ambassades à Paris et Berlin, comme le stipule l’ordonnance de renvoi ? Ou, plus prosaïquement, du refus d’admettre le maintien au pouvoir de Paul Biya après le scrutin d’octobre 2018, comme l’analysent nombre d’observateurs ? S’interroge le média français Le Monde.

Ce procès devant un tribunal militaire témoigne donc de la volonté du président Biya d’écraser toute forme de contestation. Maurice Kamto a d’ailleurs fait appel en réclamant un tribunal civil. La Cour d’appel a répondu qu’il était trop tard et que le tribunal militaire avait déjà commencé à travailler. L’ouverture du procès vendredi s’annonce donc très tendue, d’autant que Maurice Kamto a réclamé dans un courrier que les débats soient publics, pas à huis clos.

Ani BOLI | Carredirect info

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