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Brexit: Theresa May accusée d’acheter des parlementaires pour le prochain vote clef

Brexit: Theresa May accusée d’acheter des parlementaires pour le prochain vote clef
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La Première ministre a dévoilé un plan de financement de 1,6 milliard de livres pour les villes pauvres du pays. L’opposition estime qu’elle cherche à corrompre les députés travaillistes dont les circonscriptions recevront des fonds

Cet argent n’achètera pas leur voix, assurent les députés travaillistes Lisa Nandy et Gareth Snell. Pourtant, la polémique enfle au Royaume-Uni, note le Guardian. Theresa May vient de dévoiler un plan de financement de 1,6 milliard de livres pour des villes pauvres du Nord de l’Angleterre ainsi que des Midlands.

Mais l’opposition est remontée. Certains députés critiquent le fait qu’une grande partie de ce « Stronger Towns Fund » serait allouée à des villes ayant voté « leave » lors du référendum de 2016. « Il faut voir ce nouveau fonds pour ce qu’il est : une mesure désespérée pour acheter des votes », a tancé la députée Anna Soubry qui a quitté le Parti conservateur en février et qui supporte la mise en place d’un second referendum. Le plan « sent le désespoir d’un gouvernement réduit à soudoyer les députés », a estimé le député travailliste John McDonnell.

lire aussi- Brexit : Theresa May maintient le cap, l’opposition contre-attaque

Scrutin décisif. L’exécutif cherche-t-il simplement à financer des villes délaissées par des années d’austérité ? L’opposition y trouvant alors un angle d’attaque. Ou bien le gouvernement cherche-t-il à obtenir le soutien de députés pour voter le plan de sortie de Theresa May, retoqué le 15 janvier dernier ? La Première ministre a besoin de rassembler le plus de parlementaires pour faire adopter l’accord de Brexit, qui doit être représenté au Parlement d’ici au 12 mars. Aussi bien les pro-Brexit conservateurs qui ont peur d’une sortie sans accord, que des parlementaires travaillistes représentant des circonscriptions ayant voté « leave » lors du referendum.

Tout en refusant de donner le nombre de villes qui bénéficieraient du plan, James Brokenshire, secrétaire d’État aux Communautés et au Gouvernement local, a nié que l’argent était un pot-de-vin. « Ce financement est prévu, quel que soit le résultat du vote… il n’y a pas de conditionnalité », a-t-il assuré sur la BBC ce lundi. Dans une déclaration, la députée Lisa Nandy de la circonscription de Wigan (Grand Manchester) a, elle, semblé faire monter les enchères : « S’il s’agit d’un financement unique destiné à aider Theresa May avant un vote clé en faveur du Brexit, il échouera et confirmera aux habitants de nos villes que le gouvernement n’est pas sérieux dans son engagement envers nos communautés ».

Source : lopinion.fr

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