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Bénin – Succession de déclaration de l’opposition: une coïncidence ou un calendrier bien établi?

Bénin – Succession de déclaration de l’opposition: une coïncidence ou un calendrier bien établi?
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Les sorties médiatiques successives du parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji, de l’ancien président Thomas Nicéphore Soglo et de son épouse et la conférence de presse tenue ce jeudi 18 avril 2019 par l’ancien président Boni Yayi sont-ils des faits isolés ou sommes-nous dans le déroulement d’un programme bien établi par l’opposition?

La semaine en cours a été marquée par un regain de déclaration de l’opposition après une accalmie observée depuis le lancement de la campagne électorale par le président de la commission électorale nationale autonome (cena). En effet, à la suite  des réactions isolées lancées par certains leaders de l’opposition notamment l’honorable Guy Mitokpè, Candide Azannaï et le député Eric Houndété après le moment de télévision offert par le chef de l’Etat pour se prononcer sur la situation électorale du pays, un vent de silence a soufflé dans le rang de l’opposition. Un vent interrompu en début de cette semaine par une série de déclarations.

En effet, le Mardi 16 avril 2019, le parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji a rendu public après une réunion tenue avec les responsables du parti un communiqué dans lequel il a exigé l’annulation du processus électoral non inclusif en cours. « « le PRD exige l’annulation du processus électoral en cours et l’organisation d’élections législatives inclusives », pouvait-on lire dans le communiqué. Dans le même texte, le parti arc-en ciel a dénoncé les actes du régime du président Talon qui exercerait sur les responsables du parti, des menaces et des intimidations. « Depuis qu’il a refusé d’adhérer aux deux blocs créés par le Président de la République, en vue de préserver son autonomie, le PRD et ses dirigeants même aux hauts niveaux sont l’objet de toutes menaces et intimidations » a-t-on mentionné dans le communiqué.

Le lendemain, soit le mercredi 17 avril, c’est par un point de presse à son siège à « Vidolé » que l’ancien président Nicéphore Soglo et son épouse ont martelé devant leurs militants qu’il n’y aura pas d’élection sans l’opposition. « Nous ne voulons plus revenir à la période où on vendait les nègres. C’est pour cela que nous avons d’ailleurs construit la Porte du non-retour. Tant que toutes les forces politiques surtout celles de l’opposition seront empêchées de participer aux élections législatives du 28 avril, ces élections n’auront pas lieu. Je le lui ai dit et  je lui conseille de ne pas s’entêter », a laissé entendre le président Soglo.

Ce 18 avril 2019, c’est au tour de l’ancien président  Boni Yayi  de faire une sortie déclarative. En effet, dans la matinée de ce jeudi, le président d’honneur du parti des forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a organisé un point de presse à son domicile à Cadjèhoun pour exiger l’arrêt du processus électoral en cours. « Il ne saurait y avoir d’élections législatives au pays de GBEHANZIN, KABA, BIO GUERA sans l’opposition. Ensemble dans la cohésion nationale et dans un sursaut patriotique, gagnons le pari d’un parlement inclusif pour garantir la Stabilité, la Paix et l’avenir radieux de notre Patrie commune, le Bénin. » a-t-il déclaré.

Une coïncidence ou le déroulement d’un calendrier?

La succession des déclarations des leaders de l’opposition à quelques jours de la fin de la campagne électorale lancée par la commission électorale nationale autonome et à un peu plus d’une semaine de la tenue effective des législatives du 28 avril 2019, suscite beaucoup d’interrogations. Est ce une une coïncidence? Ou sont-ils entrain de dérouler un programme bien peaufiner pour mettre en exécution leur refrain devenu un mantra: « pas d’élection sans l’opposition »?

Selon plusieurs observateurs de la chose politique, la succession des événements de ces trois derniers jours milite beaucoup plus vers la thèse du déroulement d’un calendrier mis en place par les partis de l’opposition pour empêcher la tenue de ces élections uniquement avec les deux blocs du chef de l’Etat. L’utilisation de la formule « pas d’élection sans l’opposition« , devenue plus qu’un slogan utilisé par tous les leaders de l’opposition et finalement adopté par le parti du renouveau démocratique ainsi que l’appel adressé par l’ancien président Thomas Boni Yayi aux forces de l’ordre et de sécurité publique de faire preuve de professionnalisme et d’arrêter d’intimider la population, sont sans doute des signes que l’opposition se prépare à des manifestations publiques.

D’ailleurs, des indiscrétions de plus en plus persistantes font état de ce que des marches seront organisées sur tout l’ensemble du territoire pour contraindre le chef de l’Etat à arrêter le processus électoral en cours. Et comme mesure « avant-gardiste » d’une maladroite  réaction du chef de l’Etat, le président Thomas Boni Yayi a invité les forces armées béninoises au professionnalisme et au devoir constitutionnel de défendre la patrie.

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