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Bénin: Patrice Talon est un « un pyromane qui joue au sapeur-pompier »

Bénin: Patrice Talon est un « un pyromane qui joue au sapeur-pompier »
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Eric Houndété ne croit pas à la bonne foi du Président Patrice Talon à résoudre la crise préélectorale en cours au Bénin. Intervenant dans « Le débat africain » ce dimanche 21 avril 2019 sur Rfi, le premier vice-président de l’Assemblée nationale accuse le Chef de l’Etat d’être en amont et en aval de ce qui se passe autour des législatives du 28 avril prochain auxquelles les opposants sont jusqu’à présent condamnés à l’absence.

« Le chef de l’Etat ne voulait aux élections que ses deux partis », a lancé Eric Houndété. « Il est le pyromane qui joue au sapeur-pompier », critique l’opposant. Selon lui, le Président Talon et ses soutiens ont tous mis en œuvre pour arriver à la situation actuelle. Géraldo Gomez, Secrétaire général de l’Union sociale libérale (USL) de Sébastien Ajavon est du même avis et proteste vivement contre les législatives sans opposition. « Il ne pourra y avoir d’élection le 28 avril sans parti d’opposition ».

Éric Houndété

De son avis de juriste, le professeur Victor Topanou croit également que le Président Talon a en sa main, la clé de résolution de la crise. Selon le juriste et politologue, le chef de l’Etat est « le premier élu » du Bénin et la Constitution lui donne pouvoir en son article 68 pour débloquer les situations d’impasse. Il a rappelé notamment les cas des anciens Présidents Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou qui ont actionné cette disposition de la constitution pour valider des budgets.

Les pro-Talon rejettent, Batoko situe
Face à Houndété et Gomez, Lazare Sèhouéto ancien ministre et conseiller du Président Talon et Jean-Michel Abimbola du Bloc républicain, un des deux partis pro-Talon autorisés à participer aux législatives du 28 avril prochain. Le député Abimbola estime que les opposants sont animés de mauvaise foi. Au parlement, a-t-il dit, une résolution consensuelle a été trouvée mais, à la dernière minute, les députés de l’opposition ont retiré leurs
signatures. « Nous avons eu une décision consensuelle. M. Eric Houndété a signé un doc consensuel », fait-il savoir. Pour lui, les partis d’opposition n’ont pas voulu se conformer aux nouvelles dispositions qu’ils ont eux-mêmes votées. « Ce n’est pas le Président Talon qui les a fait échouer. Ils sont arc-boutés sur le vieux monde », défend et accuse le député républicain.

En ce qui concerne l’article 68 évoqué par le professeur Topanou, il estime que le contexte actuel ne nécessite pas son usage et rappelle que les fois où il a été sollicité sont pour faire passer le budget de l’Etat. A ces arguments qu’il approuve, Lazare Séhouéto ajoute qu’« il vaut mieux avoir une solution imparfaite, qu’un vide ». L’ancien ministre membre du parti Union progressiste estime qu’« il n’y a aucune menace sur la sécurité » et souligne que ce
n’est pas la première fois que des chars circulent au Bénin.

Aussi présente sur le plateau de Alain Foka, Fatoumatou Batoko Zossou, la présidente de la plateforme électorale des organisations de la société civile n’est pas aussi rassurée comme Séhouéto. Selon elle, les informations qui proviennent de l’intérieur ne sont pas rassurantes et font état de mécontentement des populations. « Les gens ne sont pas contents », alerte Batoko Zossou selon qui « les chars qui circulent en rajoutent » à l’inquiétude des populations. Pour elle, les responsabilités sont partagées que ce soit du côté de l’opposition ou que ce soit du côté de la mouvance. Nonobstant, elle appelle le Président Talon à écouter son peuple. « Mon souhait est qu’il écoute son peuple », Fatoumatou Batoko Zossou.

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