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Affaire Franc CFA : Et si Alassane Ouattara avait été sous une pression « macronienne » le 15 février à l’Elysée

Affaire Franc CFA : Et si Alassane Ouattara avait été sous une pression « macronienne » le 15 février à l’Elysée
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Les présidents et hauts cadres d’institutions qui ont levé le ton contre le franc CFA ont soit été assassinés soit limogés. La peur de perdre le pouvoir et de subir les mêmes conséquences que ses prédécesseurs pourraient être la raison pour laquelle le gouverneur honoraire de la BCEAO et président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a fait une déclaration qui a suscité beaucoup de remous de la part des anti-CFA.

-un article de Mardochée BOLI- 

13 janvier 1963, date à laquelle l’Afrique perd Sylvanus Olympio, premier président assassiné par la France pour ses positions contre le franc CFA. En 1985, 22 ans plus tard, Thomas Sankara affirmait que le « Franc CFA, lié au système monétaire français est une arme de la domination française ». Il a été à son tour assassiné le 29 juillet 1987, deux ans plus tard. En 2011, le gouvernement Kadhafi détenait, d’après la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, 143 tonnes d’or et une quantité semblable d’argent. Cet or aurait été accumulé dans le but avoué de créer une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen, afin de proposer une alternative aux pays de la zone franc. Le Colonel Kadhafi a alors été traqué puis abattu par les services français le 20 octobre 2011.

-lire aussi- La lutte contre le franc CFA s’intensifie en Côte d’Ivoire

Kako Nubukpo, Directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été suspendu à titre conservatoire de ses fonctions, après une tribune publiée sur le site du Monde Afrique où il affirmait que « le franc CFA asphyxie les économies africaines ». Il jugeait notamment les propos du président français Emmanuel Macron lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest « déshonorants pour les dirigeants africains ». En juin 2015, le président togolais Faure Gnassingbé, ne reconduit pas Kako Nubukpo à son poste de ministre, lors de la formation du nouveau gouvernement.

C’est ici le moment de rappeler que bien avant son utopique déclaration, Alassane Ouattara a eu quelques heures d’entretien avec le président le moins aimé de la France, Emmanuel Macron. Que se sont-ils dits ? Nul n’avait l’oreille cachée dans cet ancien hôtel devenu palais de l’Elysée. En tout cas à sa sortie de cet entretien voici la déclaration d’Alassane Ouattara : « J’ai entendu beaucoup de déclarations sur le franc CFA (…) Je ne comprends pas ce faux débat (…) Le franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie de pays qui l’ont librement choisi, depuis l’indépendance dans les années 60 (…) C’est une monnaie gérée uniquement par les Africains (…) Cette monnaie est solide, elle est appréciée, elle est bien gérée (…) Les huit économies qui la composent sont parmi les meilleures en performance économique (…) Je souhaite vraiment à ce que ce faux débat puisse cesser. Notre monnaie est le franc CFA et nous sommes très heureux d’avoir cette monnaie qui est stabilisante pour nos économies, pour nos pays et pour nos populations ».

Face à cette nouvelle déclaration du président Alassane Ouattara, l’activiste franco-béninois Kemi Seba, n’a pas tardé à réagir. Loin d’acclamer les propos du « défenseur international du FCFA », Kemi Seba a verbalement fléché ADO à qui, il a notamment donné quelques leçons d’économie qui selon lui, ont échappé à « l’enfant poli de la France ».  « DRAMANE, après avoir vendu la Côte D’Ivoire à la France et fait envoyer 2 prisonniers politiques à la CPI, a décidé d’aller une nouvelle fois JAPPER, tel un LABRADOR auprès de son maître (Macron) et défendre SON OS À RONGER qu’est le Franc CFA. Oui, nous parlons bien d’os à RONGER. Pendant que les peuples souverains ont une économie qui leur permet de manger des repas consistants régulièrement, nous avons des présidents en Afrique francophone, qui tel DRAMANE , défendent L’OS A RONGER PLUTÔT QUE D’EXIGER UN REPAS DÉCENT » a ainsi lancé l’activiste Kemi Seba au chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara qu’il qualifie d’ « Esclave Volontaire de Paris » qui obéit avant même que l’ordre ne soit donné.

Alassane avait-il le choix ?

Emmanuel Macron aurait au cours de son entretien obligé son ‘’député’’ ADO à faire cette déclaration. Les institutions de la zone franc lui donnent en plus des leviers importants pour imposer ses choix économiques et politiques aux pays concernés. On l’a vu avec le cas de la Côte-d’Ivoire, de loin le premier contributeur au PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), lors de la crise postélectorale entre le socialiste Laurent Gbagbo, président sortant, et le libéral Alassane Ouattara, en 2010-2011.

Paris a utilisé la BCEAO, dont Ouattara a été gouverneur (1988-1990), pour tenter de faire tomber le gouvernement Gbagbo, reconnu président par les institutions ivoiriennes alors que Ouattara l’était par la « communauté internationale » et la France de Nicolas Sarkozy, son ami.

La BCEAO a empêché l’État ivoirien d’accéder à son compte logé chez elle, a fait fermer ses agences en Côte-d’Ivoire et a essayé de bloquer l’administration bancaire ivoirienne, avant de menacer de représailles les banques qui continuaient à collaborer avec le gouvernement Gbagbo. En riposte, ce dernier s’apprêtait à faire sortir la Côte-d’Ivoire de la zone franc, quand la France et l’ONU ont décidé de mettre fin à son existence par la force : à l’issue d’une opération militaire, Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011.

Après l’installation de Ouattara au pouvoir, les grands groupes industriels français se sont vu attribuer de nombreux marchés. La France acceptera-t-elle de perdre ce marché juteux ?

Comme le disait François Mitterrand: « quand la France rencontre de bonnes idées  et de bonnes personnes, elles font ensemble le tour du monde » n’avons-nous pas appelé ADO, le second Magellan ?

Affaire à suivre.

 

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